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DDH3

@dav 21/10/2018

Eût égard à ce que tout le monde peut se tromper, le monde entier aussi peut se fourvoyer.

La Déclaration des droits de l'homme naquit de la rébellion contre la tyrannie, et porte l’emblème des erreurs du passé.

L'évolution étant faite de sorte que chaque étape fait resurgir ce qui n'a pas été réparé, d'une manière différente de celle à laquelle on s'était préparés.

Ainsi la Troisième Déclaration des Droits de l'Homme ne vient-elle pas tant supplanter les autres qu'étendre leur compréhension.

Art. 1 : L'égalité

Tous les hommes sont égaux en termes biologiques et en terme de besoins, Ainsi chaque homme sur doit bénéficier des mêmes droits et moyens.

Art. 2 : La liberté

La liberté se définit en ce que chacun octroie à autrui. Ainsi nul ne peut prétendre à une liberté non consentie. La liberté est définie par la latitude qui est laissée à l'individu de s'épanouir, et par le respect de ses choix.

Art. 2.2 la propriété privée

La propriété privée est un droit de l'homme en tant qu'individu, mais d'aucune organisation sociale ou personne morale. La propriété privée, comme la liberté, est restreinte par le bon usage de cette liberté.

Art. 3 : Les groupes sociaux

Toute personne peut constituer et contribuer à tout groupe social. Les groupes sociaux ne peuvent se prévaloir collectivement des droits de l'homme. Ils ne sont pas égaux en termes de besoins ni ne peuvent prévaloir sur les droits de l'homme.

Art. 3.2 : Les pouvoirs des groupes sociaux

L'oppression, la non-prise en compte des besoins, la déshumanisation, l'humiliation, deviennent des crimes de masse s'ils ne sont pas contrés. Aucun groupe social ou politique n'a un pouvoir supérieur aux droits de l'homme, et à l'expression de leurs besoins, qu'ils soient élémentaires, professionnels ou spirituels.

Art. 4 : La loi

La loi a pour fondement l'ordre et la raison. La législation souffre de défauts imputables à la linguistique, l'interprétation, et la définition de ses délimitations. Ainsi est-il concevable que la loi puisse être modulée selon les circonstances à seule fin de recherche de justesse dans les jugements. La justesse, la raison, et la logique peuvent légitimement prévaloir sur la loi. "La loi est l'expression de la volonté générale."

Art. 4.2 : Les raisons de la loi

La loi doit se baser sur des raisons objectives, comprises et désirées collectivement. Elle doit être prévisible, et favorable au bien commun de façon pratique. Toute loi créée et appliquée dont la raison ne peut être examinée, ou favorablement justifiée, est caduque et ne peut être respectée qu'avec l'assentiment personnel et révocable de l'individu. Tout usage arbitraire de la loi peut être interrogé et refusé par leurs exécutants.

Art. 5 : La souveraineté

Les peuples se définissent en nations. L'attachement à la terre est le premier motif constitutif d'un peuple. Tout individu est libre de rejoindre n'importe quelle autre nation. Le peuple d'une nation est souverain et autodéterminé au regard des autres nations. Il ne peut être contraint que par la nuisance qu'il opère sur les autres.

Art. 5.2 : L'ingérence

Les nations sont organisées en Organisation des Nations Unies, qui représente une conscience de l'intérêt général, et dont elles peuvent faire prendre effet les recommandations. Aucun pouvoir n'étant supérieur sur les peuples que celui de leur nation, les relations entre les nations sont régies par les règles de l'hospitalité et de la réciprocité.

Art. 6 : Les ressources humaines

Aucun humain ne peut être traité comme une marchandise, ou un élément d'une transaction. Les choix professionnels doivent être rendus possibles. Nul ne peut être discriminé pour un emploi selon aucun critère autre que celui de la compétence.

Art. 7 : La liberté d'expression

"La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'Homme" en ce que cela constitue la plus belle voie offerte à l'évolution collective. Toute demande d'information doit être satisfaite. La liberté de conscience se fonde sur la quantité, la qualité, et le bon usage de l'information.

Art. 7.2 : Le privé des communications

Les données qui ne sont pas destinées à être rendues publiques sont la propriété des seuls interlocuteurs d'une messagerie. L'espionnage est dangereux en ce qu'il conduit à porter des jugements qui sont nécessairement faussés à propos de la nature des messages. Toute information qui mérite d'être connue est librement divulguable à ceux à qui elle peut servir positivement.

Art. 8 : L'exercice du pouvoir

Aucune loi ou usage des forces de l'ordre ou des armées n'est légitime d'agir contre ses concitoyens. La loi et son exécutif sont une émanation du peuple et sont responsables de l’assomption du bien commun. Aucune loi ou organe d'état ne peut servir l'"utilité particulière de ceux auxquels elle est confiée".

Art. 9 : Le système social

Les nations sont libres de choisir le régime fonctionnel d'une juste répartition des richesses. Chacun ne peut être contraint d'y contribuer que dans la juste mesure de ses facultés, et avec la garantie d'une parfaite équité et justice sociale.

Art. 9.2 : Le contrôle du système social

Chacun est libre de contrôler, commenter le fonctionnement du système social, d'y contribuer, et de voir les effets de sa contribution. Toutes les mesures, réglages, et algorithmes utilisés lors du fonctionnement du système social sont du domaine public.

Art. 10 : La légitimité

Les droits humains sont l'ultime indicateur de la santé évolutive d'une civilisation. Parce que l'écart est faible entre une civilisation prolifique et une dictature obscurantiste, il convient à chacun de veiller à la justesse de ses actes et des actes de ses contemporains, au regard de l'humanité, présente et à venir.

Addendum : Les droits de la nature, les droits des animaux, les droits des enfants, les droits des femmes.

Art. 1 : La nature

L'être humain décide se s'organiser en groupe social jusqu'à former une nation pour des raisons logiques de recherche d'efficacité, d'entraide, et de partage des ressources. Il germe sur une biologie et sur une planète dont les conditions qui permirent l'apparition de la vie sont fragiles, et dont l'écosystème est éminemment complexe et lui aussi, fragile.

Art. 1.2 : Le rapport à la nature

L'être humain est une partie de la nature. Il ne peut avec raison nuire à la vie animale et végétale, à la biodiversité, et à l'agriculture, bien qu'il recherche des solutions à court-terme dans un système qui doit être prit en compte sur le long terme.

Art. 1.3 : L'autosuffisance

La planète dans son intégralité appartient aux humains vivants et à naître. Nul ne peut en disposer de façon contraire à ceux qui, vivants ou à naître, humains ou animaux, ne peuvent se défendre. Également, l'ensemble de la civilisation doit se contenter de 70% des terres utilisables et laisser un strict minimum de 30% de terres entièrement livrées à la vie sauvage, sans l'interférence de quelque humain. La préservation des terres rares est à la fois une preuve et une condition de l'autosuffisance, puisque la nature a besoin de cet espace pour continuer, que cette autosuffisance constitue la légitimité d'un système social, et que cette légitimité la protège de tout système de mise en dépendance et d'esclavage.

Art. 2 : La cause animale

Pas plus que, et tout comme les humains à naitre ou les enfants, les animaux n'ont pas de tant de droits que la prétention de se placer sous la responsabilité de la loi. Elle doit veiller à leur bien-être, et faire qu'il soit égal ou supérieur au nôtre. La cause animale englobe tous les prédicats sur lesquels repose la croissance de la vie et l'évolution biogénétique, aussi bien le respect des aires protégées que les populations.

Art. 3 : Le droit des femmes

C'est une honte que de devoir ajouter un tel article à une charte des droits de l'homme, mais les femmes sont, par voie de manque d'éducation néocorticale, l'objet de pulsions ordonnées par la génétique, et que seul un cerveau éduqué peut contrecarrer. Depuis de nombreux siècles la femme a été amoindrie, diminuée et déshumanisée face à l'homme, et ses droits reniés. Aucune inégalité de traitement entre sexes n'a de fondement légitime et raisonnable. L’iniquité de traitement ne peut être constatée que comme une déficience mentale.

Article final

La présente déclaration n’a que la valeur que ses défenseurs voudront bien lui conférer. C’est pourquoi ces acquis restent fragiles contre la tyrannie. Veiller sur ses droits est le socle de la liberté individuelle et collective.