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Le tapis-roulant placé sous la marche de l'humanité

@dav 15/11/2018

Rien que pour taper ce texte il m'a fallu tel un peintre repasser plusieurs coups de pinceaux. C'est une belle image pour signifier comment les choses avancent. En dessin il suffit de petits trais ajoutés les uns aux autres pour voir apparaître une image qui peut être quasi-réaliste.

L'idéologie du libéralisme

Avec ses nuées, le principe du commerce ayant proliféré au point devenir la raison d'être des hommes, devient l'acceptation du remplacement de la réalité par une image de marque de la réalité, qui est, à l'origine, évidemment, brillante et fulgurante, magnifique et invincible. Mais puisqu'on a accepté de voir la réalité supplantée par une image de marque elle est maintenant libre de devenir puante et inerte, enlaidie et perfectible, entraînant avec elle réalité. Il ne faut pas confondre causes et conséquences.

De toutes façons ils font ce qu'ils veulent avec vos corps.

Et dans cet esprit selon lequel le clientélisme justifie tout, la démocratie propose à ses clients de voter pour leur propre intérêt individuel et immédiat, et pour le peu que cela coûte ils peuvent aussi donner leur voix à leur supérieur-esclavagiste, afin de voter soit-disant librement conformément à ses attentes.

En tous cas les gens qui votent ne votent certainement pas pour l'intérêt majeur de tous, et mieux encore, au détriment de leur propre intérêt immédiat. Par contre se soumettre en votant comme il faut, ça ils savent faire.

Je pense même qu'au Brésil les gens ont voté pour le parti (nazi) tout simplement parce que c'est le moins bruyant et perturbant, plutôt que d'évoluer ; Même si en prime il imposera le silence à tous ses détracteurs. En tous cas les gens ont voté pour leur propre intérêt à court terme et parfaitement illusoire, ils ont voté pour s'accrocher encore au souvenir d'une promesse de richesse et de vie meilleure, et ils ont voté en disant qu'aucune dictature ne leur arrivera à la cheville.

Ils s'imaginent que c'est impossible, hors de portée, absurde de s'imaginer que la dictature va emporter et déchirer toute leur vie, et qu'en plus ils auraient voté pour cela. Cette pensée est incompatible avec l'état d'esprit dans lequel ils demeurent. Bref, ils ont adopté l'état d'esprit des élites qui les dominent. Ils ont voté par peur de subir ce que justement ils vont subir en votant comme ils l'ont fait.

La marche dans la boue

Trimer toute la journée pour rembourser son quotidien ce n'est pas une vie. Normalement ceci suffirait à faire rebrousser chemin mais en prime, le travail qu'on fait, va pour profiter majoritairement à une déjà élite richissimistique. C'est à dire qu'ils peuvent s'acheter tout ce qu'ils veulent. C'est à dire que partout où ils vont, du plus banal au plus miséreux, tout le monde est promptement conditionné à courber le dos, baisser les yeux, et leur donner tout ce qu'ils veulent sans discuter. En échange ils auront assez de billets pour jouer à faire pareil pendant un mois ou un an. Ou un jour seulement, c'est cela la trime quotidienne.

Je trouve que le plus affolant, ce qui est fondateur de l'obscurantisme, c'est que personne ne s'imagine ce qu'il ferait de sa vie s'il n'était pas devenu le meilleur spécialiste de sa boite dans la micro-discipline qui lui a été assignée. Non seulement le modus operandi de l'Argent se substitue à l'être, et définit la personne par son métier, c'est à dire ce qu'il peut vendre, mais il ne lui reste plus aucune liberté d'avoir des aspirations nobles.

De là à chercher l'épanouissement qui consiste à rendre cohérent son moi profond avec ce qui régit son quotidien, il y a un grand pas à franchir, qui consisterait à abandonner toutes les récompenses de son ancienne vie, mais de là à s'inquiéter du sort commun et de l'avenir de l'humanité, il y a encore une marge, qui consiste à savoir laisser flâner son émotion imaginative en étant confiant dans la discipline qu'on s'est forgés de toujours faire au mieux pour faire devenir réalité nos plus belles aspirations.

Car c'est ainsi seulement qu'elles surgissent dans les esprits ; Il y a une voix évolutive bienfaisante qui susurre aux oreilles de ceux qui ont les moyens de les écouter. C'est de là que viennent toutes les évolutions. Les gris du cerveau eux, aucune nouvelle idée ne leur parvient, soit qu'ils y soient devenus sourds, soit que la voix qui susurre ne leur adresse plus la parole. Puis par imposition, le zombi-attitude est le nouveau conformisme (1).

Le trou dans la coque

On nous apprend à calculer le temps qu'il faut pour remplir une baignoire percée, pour mieux nous apprendre à n'en avoir rien à faire qu'elle soit percée, si ça gâche de l'eau, ou de se demander pourquoi elle est percée et comment la réparer.

La réalité est que ce type de calcul devrait être annoncé immédiatement comme ce qu'il est, un argument au sein d'une réflexion, dont on suppose qu'elle tente de prouver que la baignoire est percée, et qu'il va falloir commencer à réfléchir à y faire quelque chose.

Mais regardez-donc la chaîne de production de n'importe quel objet du quotidien. S'il n'y avait que la fabrication et le transport, par-dessus une couche de récolte commune des matières premières, l'objet ne coûterait que le temps de travail qu'il a demandé. Mais si chaque intermédiaire est un commerçant, il retire les bénéfices d'un surcoût afin de pouvoir épargner sur ses jours futurs. Car au fond il a peu de foi en un tel système social qui subtilise des richesses partout en permanence. Finalement les sauvages qui envisagent le futur et qui y immobilisent une partie des richesses ne font que nuire à la fluidité de la circulation des biens. Et comme l'acquisition de biens est conditionnée par la richesse personnelle, les gens doivent trimer encore plus et dépenser encore moins.

En fait le trou dans la coque a été percé par une paille qui aspire l'avenir des gens, leur futur bonheur, leur joie présente, vers un goulot d'étranglement où convergent toutes les pailles. Je trouve que ce serait malin de s'y intéresser.

Finalement ce qu'on observe c'est non seulement que le niveau évolutif de la civilisation décélère, tout comme le niveau d'eau de la baignoire indique qu'il y a un problème, en ceci que les gens du monde entier ne trouvent rien de stupide à voter pour le clan du racisme international, mais surtout que ce niveau évolutif va en régressant, par des endroits qui sont de plus en plus nombreux et névralgiques.

Le tapis-roulant

A l'image du couloir qui se rallonge au fur et à mesure qu'on s'y aventure, l'évolution n'est que l'accroissement de la capacité à voir plus grand, plus loin, et plus profondément les choses. Et à les vivre plus intensément.

Il suffit de marcher dans la nature pour se sentir y habiter. Quelle leçon pour les grands propriétaires. Elle nous enseigne une philosophie (là où une idéologie n'est qu'un substrat d'un conditionnement à reproduire des procédures) d'hospitalité, de contribution, et d'éveil de la curiosité qui, par extension, devrait imbiber l'esprit des hommes quand ils pensent à former une civilisation. On habite tous la même Terre.

Ce rêve est une utopie qui nous fait avancer. On sait que même des pires expériences, elles seront toujours contributives à la connaissance du mal, pour mieux pouvoir le comprendre et s'en prémunir. Mais là où nul mal ne se voit, il y a la perdition.

Je pense aux bons humains qui tapinent dans les salles de sport pour conserver un corps plus apte à la production de richesses. Ne se voient-ils pas jouer la comédie qui signifie exactement le genre d'entrain avec lequel ils sont forcés de se soumettre au pillage de leur vie ?

Entre le fait d'avancer et de se voir reculer il y a une antinomie que la pensée n'a pas trop de mal à oblitérer. Il est normal quand on part à l'aventure d'avoir des incidents de parcours et des contretemps, qui par ailleurs forgent le caractère, la patience et la méthodologie. Un logiciel qui s'exécute en une fraction de seconde est empli de contretemps et de raccourcis que les ingénieurs ont dû explorer de façon fractale avant de toucher au but ultime : le simple fonctionnement. Il y a juste deux échelles de mesures entre ce qui est subi et ce qui est consenti. Le subi est excusé par le consenti. C'est pourquoi il est si important que la dictature se présente comme une ère de liberté maximale possible pour tous, tout en faisant exactement l'inverse, fièrement.

Mais cela encore n'est qu'une comédie, une imbécile analogie de ce que devrait vraiment être la réalité, de ce qu'elle pourrait être, et de ce qu'elle est condamnée à devenir pourvu qu'on la laisse évoluer. C'est à dire qu'elle soit capable d'admettre ses fautes et d'avoir l'humilité de se sentir diminuée face à ce qui la dépasse. On ne parle pas d'un maître tyrannique, mais du fait que dans la vie des fois on se trompe et dans ce cas, il faut savoir y méditer afin de se remettre en cause. C'est cela, la plus grande cause de terreur chez nos élites. Ils y perdraient des milliards, voire la vie, voire des milliards de vies, s'ils admettaient être faillibles.

Le bon chemin

Il n'y a pas de bon chemin dans la forêt pourvu que la ballade soit vivifiante.

On peut trouver contradictoire d'invoquer une involution et de savoir tirer les leçons de ses erreurs, puisque pour cela il faut en commettre. Comme je l'ai dit la pire erreur est de ne pas avoir la culture (la latitude d'avoir la culture) qui permet de considérer toute chose comme une expérience dont les leçons sont plutôt inattendues, difficiles à admettre, mais pas insurmontables, plutôt que des bonbons qui font office de récompense... Et qu'à force de drainer cet état d'esprit on finit par aimer et même avoir besoin de ces expériences toujours plus enrichissantes. C'est de cette richesse que l'argent est symbolique, et de cette image de marque qu'il profite au point de faire complètement oublier ce dont elle est symbolique, nier son abandon, et rendre incapable de voir sa destruction.

Ce qui est sûr est que le mauvais chemin est celui de l'incapacité à voir la réalité en face et d'avoir l'esprit de déduction qui aurait permit à un autre, plus intelligent, plus mâture, plus sage, à lui, de ne pas faire le mauvais choix.

Et c'est en craignant cette imbécilité, dont la diminution des constats est rassurante, que se distinguent les bons choix. Il ne faut pas confondre ceci avec son radical inverse, qu'en craignant la plèbe conformiste on se soumette.

La prison mentale

Se connaître soi-même et expérimenter sa créativité en réussissant à la mettre au service de l'utilité d'une autre personne, ne laisse aucune place pour un commerçant de venir nous vendre un tapis-roulant sur lequel "je pourrais continuer à courir comme avant" tout en étant au service de la grande et belle civilisation des grandes et belles promesses.

On y voit des objets luisants de bonheur en se laissant submerger par le désir de possession au lieu de se demander quiètement à quoi ressemblerait le monde si tout le monde pouvait disposer d'objets aussi luisants, de façon conforme, gratuite, conventionnelle ; sans que ce ne soit un privilège égoïste. On se dit "Ah mais quelle merveilleuse évolution" (ce serait là). Et on se dit "Allons-y !". Et on court sur le tapis du capitalisme comme un imbécile de souriceau qui défoule ses nerfs, forcé par l'énergie de la nature, sauf qu'il sert en réalité à alimenter une génératrice d'électricité, et aussi, il faut le noter en premier, qu'il n'ira nulle part, jamais. Il restera toujours enfermé entre les murs de ce qui est conventionnellement admit par la masse inculte et conservée dans l'ignorance, à l'abri des questions qui froissent des cerveaux inaptes à la réflexion. Inaptes parce que pour eux, c'est trop dur, et les récompenses sont trop faibles.

Quel que soit votre travail, votre rôle dans la société, l'identité que vous vous y êtes forgés, et les satisfactions que vous en retirez, tout cela, vous êtes obligés de l'admettre, n'a plus aucune valeur si c'est pour ne finalement être qu'au service d'un pôle de fortune qui, quoi que vous fassiez, y gagne plus que vous, même si vous faites faillite, car au final ce qu'ils font, c'est comme avec les souriceaux, ils puisent l'énergie de la nature et en tirent profit. (2)

Et vous pendant ce temps, êtes vidés de toute substance, de toute conscience, et de tout avenir, littéralement.

La perte d'efficacité

Avoir le contrôle sur les choses, c'est disposer d'une âme dont la mécanique connaît les rouages de la création elle-même, est aguerrie aux aléas et aux contraintes, aux réactions et aux effets à long terme, à la nécessité et aux reflets d'un avenir brillant, et qui humblement par sa position unique se fait le devoir de contribuer à une œuvre qui le dépasse. S'il y arrive avec succès, alors il contrôle quelque chose.

Mais comme en réalité nos élites sont aussi impuissants qu'ignorants, ils sucent la moelle du pouvoir jusqu'à la dernière goutte pour en profiter de la façon la plus mégalomane possible afin d'obtenir l'illusion d'une véritable maitrise de leur bonheur. Et ils demeurent éternellement insatisfaits, tout comme le souriceau qui rêve d'attraper un formage alors qu'il court dans sa roulette. "Sa" roulette, avec de des roulements à billes de qualité industrielle, il l'a payée cher.

Quand on fait devenir un rêve réalité, qu'on réalise un de ses souhaits, on acquière une efficacité qui va en s'aiguisant avec le temps et les expériences. On obtient du contrôle, et de la maitrise. Il y a forcément un moment où on s'est dits qu'il y avait une perte quelque part, et qu'il fallait revoir ses plans.

Et là soudain apparaît une dictature de l'imbécilité, où tout profite aux imbéciles, où il leur semble que tout est facile, car tout le système est devenu imbécile. En réalité il est dans une phase involutive dite du cercle-vicieux, où plus on fait n'importe quoi, plus on tire de profits. Le système, comme une parole de la nature, achève d'enseigner aux hommes qu'ils ont une conscience, et qu'ils doivent s'en servir.

L'obscurantisme

Ce que le monde deviendrait si tout le monde avait une voiture-de-bonheur, n'est que l'hideux reflet de l'âme humaine au moment où il faut 900Kg de métal à chacun pour se déplacer et que tous ces véhicules sont figés et entrechoqués dans un concert de klaxons de rage envers un hypothétique imbécile qui aurait tout fait foirer.

Alors que le rêve aurait dû être : Et si tout le monde avait tous moyens de se déplacer librement en s'adaptant à chaque situation de sorte que toutes les circulations soient fluides, comme si elles étaient gérées par un puissant algorithme ? Mais au lieu de s'enquiquiner avec les détails techniques qui font qu'une réalité devient possible, ils gardent juste l'affiche publicitaire comme un leitmotiv, s'imaginent que l'algorithme de la perfection découle naturellement, et voient dans ces embouteillages la preuve de la réussite du modèle qui généralisa un rêve qui dans le passé, était lointain et flou.

Mais la réalité est qu'ils abusent sur ce flou qui est laissé par l'inconnaissance de sorte à l'interpréter carrément à contresens, telle une arnaque (3). Et même ils tournent en ridicule les revendications de bonheur. Et même ils disent qu'on vont faire la chasse aux Rouges, qui prônent le socialisme, c'est à dire la vie en société.

Je ne sais pas comment, chaque comportement est justifié par ce en quoi il serait approprié si les circonstances étaient différentes. Les gens sont toujours sûrs d'eux, et ignorent toujours que tous leurs actes sont comme des répétitions sportives pour le jour où ils seront appropriés et justes. Et ils croient en cet avenir, cette foi est leur fond de commerce, qui donnera raison à l'injustice d'aujourd'hui, alors qu'ils ne concèdent aucune raison ni intelligence à leurs propres ancêtres.

Le meilleur film américain-catastrophe possible où le héros est un symbole vivant du capitalisme, serait celui d'un imbécile qui ne fait pas exprès de sauver le monde, en faisant usage de mauvaises habitudes, curieusement tombée sur une bonne circonstance.

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(1)  newsnet.fr

(2) Allusion à Matrix, où l'humain n'est qu'une pile, et bien en fait c'est pire, ce n'est qu'un transistor.

(3) Allusion à Rick et Morty, sur la planète de purge, quand les humains doivent refonder leur civilisation sur les ruines de l'ancienne, en moins de trois échanges, ils partent d'un idéal sain et en font exactement la même chose que ce qui existait déjà.

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Annexe : L'analyse des trois erreurs philosophiques consécutives qui font passer de l'idéal à l'obscurantisme, dans Rick et Morty

Dans l'épisode de la purge (S02E09) ils sont sur une planète de purge, un genre de planète que laquelle il n'y a ni crime ni guerre, sauf qu'une fois par an ils autorisent une purge, où tous les crimes sont permis.

Cependant cette tradition a été imposée par une secte d'élites qui eux, ne font pas de purge, puisqu'ils vivent richissime au-dessus des gens. Alors ils les purgent. Et là ils se demandent comment rebâtir une nouvelle société.

Rick suggère : "Les règles pourraient être, si vous voulez quelque chose, vous l'obtenez. Plutôt simple non ?".

Et comment ! Si comme moi, les gens donnaient leurs produits, savoir-faire et temps à leurs amis sans contrepartie, et si tout le monde faisait pareil, nul ne manquerait de rien. Mieux, à grande échelle on n'observerait pas la "fuite" de richesse qui se produit dans le capitalisme. C'est simple et magnifique, et parfaitement conforme à ce qu'enseigne la nature, à savoir le partage et la reconnaissance envers les autres.

Et là commencent les problèmes, il y en a qui qui dit "j'ai besoin de nourriture", et un autre intervient en disant "Moi j'en ai, mais elle est pour moi. Si j'en produit, qui s'occupera de mes enfants ?". Un troisième intervient : "Moi je m'occuperai de tes enfants, si j'ai droit à plus de nourriture en échange".

Et là, c'est le drame. Déjà on vient de passer à un système de troc de dettes. Qui plus est, l'accès aux richesses, initialement gratuite, devient conditionnée par la contrepartie immédiate. Fatalement, ils retombent dans le même système économique qui les a asservi.

Alors le deuxième s'inquiète d'avoir déjà tant de dettes, et le troisième se fâche en disant qu'il ne donnera rien sans rien. Rick calme les esprits : "Très bien alors plus de travail, et plus de nourriture". Et il se casse.

C'est alors qu'il termine son ingérence, qui était pourtant positive. Mais les esprits se froissent, en se demandant qui surveillera qui doit quoi à qui ? Et là, ils inventent la banque. Évidemment le comptable veut aussi de la nourriture en échange. Et il se fait insulter en lui disant que comptable c'est pas un vrai métier. Il répond que faire de la nourriture n'en est pas un non plus. Ce qui est foutrement faux puisque c'est la base du système. De même que les plus petits métiers sont les meilleures de réponse aux besoins vitaux.

Alors les habitants commencent à se battre, jusqu'à ce qu'un ancien leur demande de se calmer : "Il y a beaucoup trop d'agressivité par ici". et demande : "Et si on convenait d'une période de l'année pendant laquelle on pourrait sortir cette haine, cette soif de meurtre et cette rage enfouie à l'intérieur de nous ?"

Cette fois, celui-là a carrément prit pour acquit les conséquences d'un système social qui contrarie la gratuité, la folie meurtrière, et en fait une tradition, de sorte que les causes de cette injustice ne soient jamais interrogées.

On peut en rire ou en pleurer, mais même après une dévastation et face à l'obligation de recommencer une nouvelle civilisation, ils sont tous conditionnés à revenir aux mêmes conclusions, et à ne jamais voir à quel moment de la réflexion ils ont failli.

Ils continueront de courir après l'idéal d'un monde d'abondance tout en fonctionnement avec un système de privation et où la rareté fait la valeur.

Pourtant c'est simple, (là l'auteur n'est pas allé aussi loin que moi), c'est "Si vous avez besoin de quelque chose, vous l'obtenez". Il y a une foutue nuance entre le besoin et le désir. Confondre les deux en un seul processus engendre inéluctablement la confusion. Personne ne se sentira jamais à l'égal des autres, si certains estiment avoir droit au superflu.

De plus, et pour finir, comme je l'ai suggéré discrètement pour voir si vous suivez, l'ensemble des matières premières pourrait être administré de façon sociale et globale, et affectées là où elles seront jugées les plus utiles, autorisant de facto, en donnant leur donnant les moyens d'agir, les gens à travailler - non pas gratuitement - mais sereinement, avec l'assurance d'une juste répartition des richesses.

Mais cela déjà, c'est le sujet d'un autre épisode.