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L'état du monde

Les Gilets Jaunes sont une manifestation de l'âme collective dont la fonction consiste à faire l'évolution. C'est à dire qu'en deçà d'une manifestation de l'âme collective il y a le grondement long et sourd des désirs de plus en plus puissants et convergeants vers une solution que seule l'âme collective peut entrevoir. Une fois ceci fait, les consciences sont comme éveillées et l'émulation populaire fait émerger des termes concrets.

C'est ainsi que le terme de Référendum d’initiative citoyenne est apparu, après avoir tâté différents nominations et donc différents stades évolutif d'un même projet. Dès lors il faut entendre le cri du RIC comme s'encastrant dans le thème plus vaste de l'apprentissage et de l'exercice des lois morales sociales.

Il apparaît que le mouvement des GJ, qui est de l'ordre des mouvements sociaux, a une terrible peine à avoir un leader ou un porte-parole. La parole populaire s'exprime à un niveau supérieur à celui du langage ; il faudrait des décennies de palabres pour en faire le tour. Le message est donc puissant et consistant, quoi que difficile à concrétiser. Il procure une énergie, ou au moins une impulsion, pour concrétiser l'un ou l'autre de ses projets. Si bien que si on veut interviewer les GJ, il faut passer en revue es idées et mesurer à quelle puissance elle allume l'ampoule. (A ce titre je souligne la victoire de miss Thaïti, qui était très clairement celle qui montrait le plus sens de l'éthique - j'étais forcé de regarder ça).

En réalité il [le mouvement collectif] ne demande pas son avis aux politiciens, il exprime simplement son existence. Elle est désormais actée et cela implique qu'agir sans en tenir compte sera considéré instantanément comme un affront délibéré.

Mine de rien tout ceci est le langage de la guerre, au stade théorique. Les adversaires ne se connaissent pas, ignorent l'existence de leurs tribus respectives, et communiquent sans prononcer un mot au moyen de faits de terrain, qui pour chacun des étrangers ennemis, constituent la seule communication possible. En pratique, un vaisseau spatial s'approche trop près et de manière insistante du vaisseau terrien, alors celui-ci envoie un coup de semonce. C'est le protocole. Faut pas s'étonner.

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Le problème peut s'expliquer de la manière la plus radicale possible, est un problème de rendement. Il s'agit de savoir comment obtenir le maximum de résultat avec le moins d'effort. Non pas qu'il fasse faire le moins d'effort possible, il faut plutôt en faire le plus possible, mais pour cela il faut que les efforts produits soient les plus efficaces possibles.

On a donc une courbe logarithmique, puisque l'effort produit dépend de l'efficacité de l'effort produit ; si notre travail ne sert à rien on a tendance à le faire lentement, alors que s'il est important on s'y consacre avec d'autant plus d'énergie. Finalement la différence entre deux cas de figure peut faire qu'un homme soit des millions de fois plus efficace qu'un autre.

Bon, on ne définit le terme d'efficacité que dans l'optique de ce qui produit des effets bénéfiques pour la pérennité et l'accomplissement de l'espèce humaine, en gros.

C'est là que s'est grippée l'articulation de notre réflexion collective sur l'état du monde, à l'endroit de la définition du terme d'efficacité. C'est tout l'enjeu de cette révolution anticapitaliste.

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L'efficacité du capitalisme consiste à faire circuler des valeurs informatiques de façon frénétique.

Repartons du début. Au départ quel est le meilleur business du monde ? Le patron, celui qui gagne toujours, c'est celui qui fournit ce dont vous avez besoin pour faire votre travail, quoi qu'il soit. Comme des ampoules par exemple, des trucs simples. Il ne cesse d'ailleurs de produire de nouveaux besoins.

Le but de la production d'objets matériels n'est pas du tout de rendre service ou d'être aimable, mais seulement d'en obtenir la valeur monétaire. A chaque fois que quelqu'un gagne quelque chose, il doit en redonner 50% à un mystérieux actionnaire. Avec ce qui lui reste il achète d'autres choses, à une personne qui reversera elle aussi 50% à ce même mystérieux actionnaire. En trois coups de cuillère à pot, 82.5% de la valeur monétaire mise en circulation est revenue à la maison.Pendant ce temps les biens matériels qui circulent, on en a tous rien à faire, ils n'ont qu'à se dégrader dans la nature.

La question de fond est donc l'absurdité d'un système économique qui est fait comme un bateau troué où les gens sont payés pour vider l'eau des infiltrations. La masse des gens sur terre trime avec l'efficacité globale qui est [maintenue] la plus faible possible. La différence pour avoir un meilleur résultat réside dans la qualité de l'organisation sociale, c'est à dire la définition des buts poursuivis par le système [social global].

C'est en cela qu'advient le terme de gouvernement d'unité mondiale, non pas qu'il régisse à lui tout seul les lois de tout le monde, (ou qu'il le plonge dans l'enfer d'une dictature financière tel que c'est planifié), mais qu'il soit chargé de rendre plus efficace et plus profitable possible, pour le plus grand nombre, l'action - libre et volontaire - de chaque concitoyen.

Ou de chaque mondo-citoyen.

Qu'il assume la charge qui consiste à fournir les moyens d'agir.